Top 5 des lieux les plus anxiogènes quand on a un enfant de moins de 4 ans

Le parc

moundir

Je ne suis pas la première à le dire, mais le parc, c’est un peu la Némésis de tous les parents. Jugez-vous même: il fait froid (on est en France), il y a 350 enfants au mètre carré et ils veulent tous jouer avec les même truc (a.k.a la balançoire super cool en pneu, pas le vieux cheval sur ressorts).

Une heure au parc se déroule à peu près comme suit:

  • votre enfant vous y traîne en menaçant de s’étouffer avec une Pom’pote si vous refusez
  • vous vous asseyez sur un banc, environ deux minutes, en pensant (ah!ah!) que vous allez pouvoir lire un roman  scroller sur Tumblr/Instagram/Twitter/Facebook/Le Gorafi
  • vous vérifiez ensuite à peu près toutes les minutes que celui-ci n’est pas entrain de se tuer en passant à travers les trous du filet en corde bien rêche qu’il y a dans TOUS les parcs de France et de Navarre ou de piquer une tête du haut du toboggan des 7/9 ans
  • finalement, c’est un autre enfant que le vôtre qui pique une tête du haut du toboggan des 7/9ans
  • mais c’est votre enfant qui amortit sa chute
  • il/elle hurle
  • une gentille maman a pitié de vous et  lui donne un BN pour le calmer, parce que vous n’avez pas pensé à en amener
  • il a envie de faire pipi
  • il/elle porte une salopette
  • il a envie de faire caca
  • vous n’avez pas de lingettes
  • il/elle mange du sable
  • vous vérifiez qu’il n’a a attrapé la salmonellose
  • vous faites un combat de regard avec un enfant qui ne laisse pas monter votre progéniture sur le cheval à ressort moche
  • vous gagnez
  • vous êtes hyper content
  • votre enfant pique la double poussette hyper lourde d’un papa qui court après ses jumeaux
  • la poussette tombe avec tout ce qu’il y a dedans
  • vous ramassez en vous excusant platement pendant que le/la scélérat(e) est déjà entrain de voler Sophie la Girafe à un nourrisson
  • votre enfant est devenu l’ennemi public numéro un du square
  • vous vous enfuyez en le traînant par la salopette
  • il/elle hurle
  • vous rentrez, vous avez un rhume, il s’est fait pipi dessus, tout le monde est à bout de nerfs
  • il/elle a un coquard (cf. la chute)
  • tout le monde vous regarde chelou à l’école le lendemain

Les spectacles

hunger

Jeunes apprentis parents, vous vous pointez souvent aux séances spéciales marmots avec l’insouciance d’un jeune Padawan dont la foi en l’honneur et la vérité est sans faille.

QUE NENNI.

Vous découvrez un monde sans pitié, dans lequel la bataille pour un rehausseur ou les places de devant n’ont pas de règles. Parents échevelés, enfants hystériques, vous observez le manège de l’attente de l’ouverture de portes avec circonspection, jusqu’au moment où la folie de la justice vous gagne. Vous vous surprenez à compter les minutes, prêts à en découdre avec la mamie resquilleuse qui s’apprête à marcher sur un enfant ou deux pour passer ou le gros VIP du dimanche qui a trafiqué ses tickets sur son ordi alors qu’on est dans une salle de 50 personnes. La Féerie du Monde Magique de Turlututu la Coccinelle ne réussit pas à vous calmer et vous rentrez chez vous avec les nerfs et la chanson « J’aime les fleurs qui chantent le printemps » dans la tête.

Le TGV

THÈSE

  • Tout le monde vous hait

Oui, oui, tout le monde vous hait.

Vous-même, lorsque vous n’êtes pas accompagné de votre descendance, vous hurlez dans votre tête lorsque vous voyez monter une famille dans le train. Partez du principe que personne ne vous aidera, personne ne compatira, personne  ne vous tendra la main.  Tout le monde veut dormir/regarder un épisode de GOT /manger des Mentos en lisant Voici. Parfois, un inconnu, qui comme vous est passé par là, vous gratifiera d’un sourire compatissant lorsque votre bébé, qui fait ses dents, aura régurgité tout son biberon de lait sur le dernier pyjama que vous aviez en stock. Puis, il retournera à sa partie de Candy Crush. Bienvenue dans le TGV.

ANTITHÈSE

  • C’est un parc d’attraction.

harry potter

Le TGV, pour un enfant en bas âge, c’est un peu Disneyland version Pologne; il y a des sièges qu’on peut escalader, des rideaux qu’on peut lever et baisser sans fin, des couloirs en enfilade dans lesquels on peut aller/venir/aller/venir/aller/venir, des toilettes de la mort qui puent, de la moquette sale sur laquelle on peut se traîner, des portes bagages auxquels s’accrocher, un bar plein de Mars et de Coca vers lequel, si on est vraiment relous, nos parents peuvent éventuellement se rabattre et déroger à toutes leurs règles alimentaires (pourvu qu’on reste tranquilles deux minutes), des accoudoirs qu’on peut faire tomber, des tissus appui-tête sous lesquels on peut se cacher et dont le scratch fait un bruit trop marrant, des espaces entre les sièges entre lesquels son peut espionner les gens, d’autres enfants qui sont montés sur leur siège, des portes qui s’ouvrent toutes seules en faisant un bruit qui fait un peu flipper, des escaliers, des boutons, des lumières qui s’allument et qui s’éteignent, des poubelles dont le couvercle fait VACHEMENT de bruit, des tables qui se rabattent … YOU GET THE IDEA.

SYNTHÈSE

Dans le TGV, il veut mieux ne pas avoir d’enfant.

Les magasins de puériculture

Voici l’équation qui résume ces lieux de perdition

Vos angoisses + des trucs qui ne servent à rien = un gros découvert et bientôt un pseudo sur Leboncoin.

Les blogs

aceQuand on a un enfant en bas âge, suivre des blogs Lifestyle, est basé sur le même principe que celui qui nous pousse à taper le hashtag « Fitness » sur Instagram tout en mangeant des bretzels au chocolat: le masochisme.

Des enfants parfaits s’affichent en pleine page sur notre écran ; ils sont au MOMA de New-York et ils n’ont pas bavé sur leur gilet en laine fait main. Ils sourient dans un café devant un mur de brique rouge tout en mangeant des glaces à la pousse de Soja, ils ne réclament pas de brioche à la confiture en hurlant et leur jeans Gap sont impeccables. Plus tard, à la maison, ils trainent en pyjama une pièce sur l’immense tapis aztèque du salon en écoutant des disques de Bob Dylan. Ensuite, ils fabriquent des décorations pour leur chambre avec du carton recyclé et ils ont peu de peinture sur les mains. Le parquet luit, les murs sont d’un blanc éclatant, leur chambre est rangée. Vous pensez à votre pile de linge à repasser, à la boîte dans laquelle vous mettez toutes les chaussettes uniques, à la tonne de papier administratifs que vous avez à trier, à vos ongles pas faits et à la grenouille/renard en pâte à sel que votre fille vous a fabriqué à l’école et vous vous surprenez à regretter le temps du Minitel.

3 Comments

  • Mouvementsaberrants dit :

    Je valide tout ! Mention + pour le parc et les blogs. Je me ments à moi même en glissant toujours un bouquin ou un magazine dans le sac mais il sort jamais du sac of course. Les blogs « ma maison et mes enfants parfaits » on pour effet de me donner envie d’avaler une plaque de Prozac comme ça d’un coup d’un seul et d’en finir avec mon existence si morne…en tout cas toujours plus obscure que ces beaux canapés blancs (si si un canapé blanc avec 3 enfants dans la maison )

  • Mouvementsaberrants dit :

    Je te rassure ! Je suis une fille prudente moi, mon canapé est gris souris. C’est celui des méchantes Blogueuses qui est toujours blanc.
    Peut – être est ce un canapé témoin ?

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