Portrait // Gia Carangi

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Gia Carangi fait partie des tout premiers modèles devenus « top ».

Petite fille de la classe moyenne d’origine italienne, elle part de Philadelphie  pour New York à la fin des années 70 et tombe dans le mannequinat un peu par hasard. Elle devient, entre 1977 et 1983, une sorte de superstar dans le monde de la mode. Vogue, Cosmopolitan, Dior, Versace, Saint-Laurent, tout le monde se l’arrache. Sa personnalité borderline, son addiction aux drogues la rendent rapidement ingérable et sa carrière décline inéluctablement. Elle redeviendra peu à peu anonyme, enchaînant petits boulots et cures de désintoxication, sans réussir à se débarrasser de sa dépendance à l’héroïne. Son homosexualité, à une époque où celle-ci, était encore taboue, jamais vraiment acceptée par ses proches, jamais vraiment révélée, sa nonchalance, son histoire personnelle, créent le portrait en filigrane, derrière le papier glacé, d’un personnage tragique et rebelle. Elle mourra de complications dues au virus du sida en 1986, lorsque la maladie était encore mal connue et mal soignée, oubliée du monde la mode. Elle sera enterrée à Philadelphie, dans l’indifférence totale des médias et de ses anciens amis.

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J’ai toujours été fascinée par la mélancolie qui se dégage de cette prise de vue. Mon amour pour les héroïnes au destin torturé doit y être pour quelque chose. Elle n’a pas de légende, pas de date. Elle ressemble à une photo volée.

J’ai pris ma petite sœur comme modèle pour reproduire ce makeup so eighties:œil chargé, rouge froid, blush exagérément  étiré vers les tempes.

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