[Écriture] Mes outils

L’écriture est mon point départ et mon objectif : depuis petite, c’est mon absolu et ma motivation première. J’ai déjà été publiée deux fois (dans un livre ici et un autre ) et c’est déjà une vraie satisfaction ! À travers le blog, j’expérimente et je m’entraîne, mais le gros du travail se passe ailleurs, dans le creux de mon ordinateur ! La rédaction d’un roman demande de l’obstination et une constance qui me font parfois défaut. Si comme moi vous êtes apprenti.e sorcier/ère des mots, voici quelques outils qui peuvent aider.

  • Un livre de chevet

Écriture / Stephen King

Je n’ai jamais été férue de « motivational books« , ni de guides pour apprendre à écrire. Selon, moi, il n’y a qu’un façon d’apprendre avec l’écriture : faire, défaire, soumettre, refaire. J’ai été confrontée deux fois au travail de correction avec un éditeur et c’est une des choses les plus intéressantes qu’il m’ait été donné d’expérimenter.

Mais mon amour pour Stephen King m’a poussée à lire ce livre et je ne regrette vraiment pas. Écrit avec sa simplicité et sa franchise habituelle, cette opus sur le travail de l’écrivain.e est limpide et drôle. Il donne des conseils réels, des anecdotes sur ses productions, les problèmes qu’il a rencontré, les astuces et les habitudes de travail qu’il a développé. On parle d’un mec qui bosse dans le secteur depuis 46 ans et qui a publié un tas de romans accessibles mais brillants (pas tous, j’en conviens) ! Si je devais conseiller un seul livre sur le sujet de l’écriture, ce serait définitivement celui-là.

Deux conseils que je garde ancrés dans mon esprit

  1. il faut travailler au moins deux heures par jour
  2. il faut dégager le maximum d’adverbes de son texte !
  • Un carnet

J’ai longtemps abandonné le papier, car je suis définitivement une adepte de l’ordinateur. Mais j’y reviens, pour des raisons à la fois banales et pratiques : je ne trimballe pas mon ordi sur moi tout le temps et je fais un boulot où il n’y a aucun des ses semblables à la ronde (sauf un vieux PC de 98 dans un coin).

Du coup, comme j’essaie de limiter mes interactions avec le téléphone lorsque j’ai 5 minutes devant moi, le carnet est une solution simple. (Youhouh la meuf qui redécouvre le fil à couper le beurre !) J’y consigne mes idées, très salement je l’avoue (je ne suis pas faite pour les trucs genre bullet journal et agendas super léchés, je suis une souillon), mais cela me permet de garder une trace de mes réflexions. Le papier se prête plus à la poésie et aux dérives de l’imagination, et j’aime bien revoir les schémas et gribouillis qui ont suivi le court de mes pensées. Ma fille de 7 ans en trimballe toujours un, minuscule, sur elle, dans sa poche de manteau et elle y note déjà plein de choses !

  • Une appli

Hanx writer

Ben oui, on ne se refait pas, et comme j’ai un peu le téléphone greffé au bras, j’ai décidé qu’il m’aiderait à être productive dans ce domaine, pas juste à regarder des vidéos gens qui malaxent du slime sur Instagram.

Du coup, j’ai téléchargé une application que j’adore pour une raison un peu débile: c’est un traitement de texte qui fait le bruit d’une machine à écrire. Voilà.

Au delà de ça, elle permet d’écrire sans être dérangé.e par des effets visuels moches, a des options assez simples et un mode « lecture » très cool, qui permet de relire sa prose comme un ebook. J’ai déjà pas mal écrit grâce à elle, lors de moments volés, mes insomnies, notamment.

  • Un porte bonheur

Oui je suis superstitieuse, mais j’aime bien avoir un objet précieux au sens sentimental du terme, lorsque je travaille. Je garde avec moi ce petit couteau Laguiole nacré, que mon père m’a offert à 10 ans et je concentre mon regard sur lui lorsque je sens que mes idées m’échappent. C’est un truc bizarre que je fais, mais ça m’aide.

Voilà quelques autres conseils en vrac que je pourrais donner dans ce domaine

  • Ne pas se relire. Je le fais tout le temps, et je perds un temps fou, fou, fou. On peut écrire dans le désordre, ne pas attendre et jeter ce qu’on a à jeter sans regarder en arrière.
  • Faire un plan. Vraiment. J’ai appris ça lorsque j’ai publié ma deuxième nouvelle, qui a une structure un peu difficile : le plan est chiant mais libérateur, il ancre la narration et permet de vite comprendre ce qui ne va pas fonctionner. Rien n’empêche de rédiger en même temps. Je me suis me suis lancée dans le logiciel Srivener (je lui dédierais peut-être un article, c’est un gros morceau) pour m’aider à faire le plan du roman sur lequel je planche, mais franchement, rien ne vaut une bonne feuille blanche, des parties et des sous parties. Comme à l’école. Yolo.
  • Faire. En matière d’écriture, il n’y a que ça. Vous pouvez avoir un milliard d’idées géniales, des scénarii de dingues, des répliques assassines, dans la tête, si ce n’est pa couché sur papier, ça n’existe pas. Pour écrire, il faut écrire. Ah. merci Maheva ! Mais je ne peux pas le formuler autrement. Il faut y aller, balancer, se faire des proposition à soi-même.
  • Refaire. Le mot clé : humilité. Être relu c’est une expérience pas toujours exaltante mais hyper enrichissante. Quand c’est fait par des personnes bienveillantes et avisées, capables de vous dire « ce passage c’est de la merde » sans vous donner envie de vous jeter sous un pont, vous avancez. Il faut aussi savoir accepter le regard d’un lecteur ou d’une lectrice, ne pas leur en vouloir de ce qu’ils ne pigent pas et obéir à un principe simple : si ça ne fonctionne pas, ce n’est pas eux, mais vous.
  • Élaguer. Apprendre à dégager des passages entier, des phrases et des mots qui n’apportent rien, être précis, concis : franchement, c’est très souvent mieux sans le superflu. Le minimalisme marche très bien aussi en matière de mots et je suis sûre que même les génies de la littérature au style délié et très prolifique ont dû, eux aussi, virer plein des choses de leurs ouvrages.
  • Recommencer. J’ai perdu à peu près 50 pages de travail il y a quelques temps, ce qui m’a d’abord poussé à fermer, assez violemment d’ailleurs,  mon ordi perdant quelques jours pour ne pas y songer. Rapidement après, j’ai repensé mon plan, et je me suis réjouie de ce qui était arrivé : l’esprit prend des détours et des chemins différents selon les obstacles auxquels il fait face. C’était un caillou sur la route, mais la déviation la rend meilleure.
  • Travailler. Je n’ai pas encore réussi à m’imposer un vrai rythme de travail. Pour écrire, il faut être obsessionnel, et même si j’arrive à reprendre assez facilement le fil de mes idées, j’ai un boulot qui me demande pas mal d’énergie physique et mentale, une vie de famille, des amis et je dois parfois sortir de chez moi. Mon objectif, du coup, serait de réussir à m’imposer une hygiène de travail valable (genre 1 heure par jour à horaire fixe), mais je suis allergique à l’organisation. Et ouais. Je travaille donc par à-coups, ce qui n’est pas négligeable non plus, mais beaucoup moins satisfaisant.

Et vous, c’est quoi vos astuces pour écrire ?

2 Comments

  • Sarah dit :

    Ah ce livre de Stephan King je l’ai adoré ! Moi qui ne suis pas fan de ses livres ni de son univers j’ai vraiment aimé ce livre. J’ai trouvé Stephan King très touchant dans ses blessures personnelles, ses combats contre ses propres démons, et sa vision de l’écriture, ses conseils si justes et si pertinents !
    Ne pas avoir une belle plume c’est vraiment un grand regret pour une passionnée de littérature comme moi !

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